Le contraire de l'amour. Mouloud Feraoun, journal
THEATRE
Par la compagnie Passeurs de mémoires
Avec Mohamed Mazari et Marc Lauras
De sa traversée de la guerre d’Algérie, Mouloud Feraoun a laissé un journal tenu jusqu’à la veille de sa mort, quatre jours avant la signature des Accords d’Evian. Dominique Lurcel en a mis en scène des extraits, avec violoncelliste et comédien.
On y entend le quotidien de la « pacification » vu au niveau d’un village kabyle, petites scènes d’une comédie humaine rendues sans pathos, mais avec émotion et ironie. On y lit la peur omniprésente dès 1956, les petites lâchetés individuelles et la lente et irrésistible émergence de la dignité retrouvée de tout un peuple.
Condamnation sans appel d’un siècle de colonisation, ce témoignage lucide, sans complaisance et malgré tout très humaniste, est aussi la prescience d’un avenir sombre pour le pays.
Romancier algérien de culture française, instituteur et ami d’Albert Camus, d’Emmanuel Roblès ou de Germaine Tillion, Mouloud Feraroun a été assassiné par l’OAS en 1962.
18h30





